... l'idée de la symphonie étant abandonnée, je vais plutôt me rabattre sur un sujet écrit tel que la pauvreté, les contradictions de l'Homme, un truc dans l'genre ... Mais pourquoi je pense à ça maintenant ?? 1.) J'suis en vacances 2.) J'ai encore le temps de me r'tourner
Mais pourquoi tu penses à ça maintenant alors ?!
- Parce que hier j'suis allée faire du snow. [ J'pense qu'il faut que je développe, c'est p't'être mieux, pour la compréhension générale ]
Durant la pause manger ( comprend; sandwiches au pain au lait qui absorbe le jus des tomates, tomates et chavroux ( tendre bûche^^ ), sprite zéro, salade sans sauce, effectivement, je ne puis me permettre de prendre de la sauce dans mon sac car le sachet a de grandes chances de se perforer et par conséquent de déverser son contenu dans mon sac, et cigarette pour me couper la fin parce que mon repas n'était guère suffisant. Nan je rigole ), S. nous a posé la 2ème question existensielle de la journée, il faut croire qu'elle était vraiment inspirée ce jour là. La 1ère étant : Comment se fait-ce que des jeunes filles de 16 ans soient aussi cyniques et blasées ? Moi à votre âge, je croyais toujours au prince charmant...;
-" Vous aller faire quoi comme travail de matu ? " A ce moment j'ai épprouvé une grande violence envers mon interlocuteur, car je ne comprend pas le fonctionnement des gens. A chaque fois qu'ils sont en vacances, il faut qu'ils parlent boulot. Toujours comme ça. Et ça déteint sur moi. Cette question m'a fortement perturbée au plus profond de mon âme car je suis une stressée de nature, et me rappeller ces choses là n'amène jamais rien de bon.
Ca ma vraiment perturbée tout le restant de la journée. Mais le pire c'est qu'elle nous a encore posé une question lors de notre montée en télésiège. " Vous savez, tous les groupes qui commencent par "the", qu'est-ce qui défini si on dit "the" ou "le" ? On dit les beatles, the libertines, les rolling stones..." Faut dire que S. sait engager la conversation !
Voila, la nuit s'annonce gentillement alors nous entamons notre dernière descente. Ya un shuss. J'adore ça. Je trace, S. me suit et D. est derrière. Vers la fin de la piste, nous sentons un vide. Nous nous arrêtons et attendons. Pas de D. à l'horizon ; ni à la verticale, ne sait on jamais, ci toutefois elle avait atteri dans un arbre. [[PALAMPA TCHUUU]] Et on scrute devant. Fantastique, on est sur une piste de luge. 'Faut dire que la neige est pas super. Il y a pleins de trous, et forcément, ma tête y prend refuge lors de ma dernière chute [ et pas la moindre ].
S. et moi ne voyons aucun signe de station de ski. Nous sommes perdues, en somme. Hé, je t'avais dit que j'avais aucun sens de l'orientation, faut t'en prendre qu'a toi. Alors on part à droite-->, enfin, JE prend l'initiative d'aller à droite, on fait 30 mètres et je demande à quelqu'un la direction. On repart à gauche<--, et marchons sur la route. Nous sillonons à travers les voitures et PAF ! Ha non, c'est pas moi, c'est juste S, qui a marché sur du verglas avec ses chaussures de ski. Un chauffeur dans la voiture d'à côté qui rit à se torde. Moi qui me tourne et qui me tord. Je sais que la situation n'est pas propice aux rires. Nous sommes perdues, nous allons retrouver D. qui,elle aussi est perdue, et nous allons ensemble essayer de rejoindre la gare routière pour rentrer. Tout sa avant 5 heures 15. Il nous reste quoi, 10 minutes, tops.
Je demande gentillement à S. d'arrêter de tomber parce que ça nous ralenti dans notre périple.
Nous voila à la gare routière. Des bus. Un p'tit minibus à destination de Genève. Un Anglais vraiment aimable qui nous dit que le minibus là, caché derrière les autres nous attend et part sans plus attendre. Les bouchons nous accueillent avec grand plaisir dès notre départ. Ils ne durent pas longtemps ( en tout cas pour nous), car nous disposons d'un chauffeur qui ne connait pas les règles de la circulation et qui roule sur la voie de gauche et dépasse 5 voitues à la seconde.
-"Non mais ca va pas, vous faites quoi la monsieur ? "
VROUM VROUM
- "Vous aller arrêter ou on va se prendre un camion en pleine geule ! "
VROUM "' 'Y a personne."
-" Juste qu'a ce qu'il y aie un camion qu'on se... " Après avoir croisé une voiture qui heureusement roulait lentement, il bifurque assez violemment et se remmet dans la bonne file.
TUT TUT TUT TUUUT TUT TUT "Eux ils n'ont pas aimé "
- " Attends que j'dessende du bus pour leur péter la geule, ils rigoleront moins après !!! "
